Le premier mascara, un peu de blush ou une touche de correcteur peuvent représenter bien davantage qu’un simple achat. Pour un-e adolescent-e, le maquillage est souvent une manière d’expérimenter, d’affirmer ses goûts ou de suivre une tendance découverte sur les réseaux sociaux. Il peut aussi servir à atténuer temporairement des cernes, une rougeur ou un bouton.
Il n’existe toutefois aucune obligation de se maquiller, pas plus qu’une méthode unique pour bien commencer. Certains adolescents apprécient les routines complètes, tandis que d’autres préfèrent utiliser un seul produit de temps en temps. Le rôle des parents consiste surtout à accompagner cette découverte avec des repères pratiques, un budget raisonnable et quelques règles d’hygiène. L’objectif n’est pas de juger l’apparence, mais d’aider le jeune à utiliser les produits dans de bonnes conditions.
Commencer avec une trousse simple
Les tutoriels diffusés sur les réseaux sociaux donnent parfois l’impression qu’une routine réussie nécessite une multitude de produits. Pour débuter, quelques références bien choisies suffisent pourtant largement. Un baume à lèvres teinté, un mascara et un blush léger constituent déjà une base polyvalente.
Un correcteur peut également servir à atténuer ponctuellement un bouton ou une zone plus sombre. Il existe différents anti-cernes adaptés au teint et au type de peau, proposés sous forme liquide, crémeuse ou compacte. La couleur doit rester proche de la carnation pour obtenir un résultat naturel. Une teinte beaucoup plus claire risque au contraire de rendre les cernes grisâtres ou trop visibles. Le fond de teint n’est pas indispensable, surtout lorsqu’on commence. Une crème teintée peut être plus facile à doser et à appliquer. Les textures légères limitent également l’effet de matière lorsque la peau présente des boutons ou des zones sèches.
Tenir compte du type de peau
La peau évolue pendant l’adolescence sous l’effet des changements hormonaux. Elle peut devenir plus grasse, notamment sur le front, le nez et le menton, tout en restant sèche ou sensible sur d’autres parties du visage. Un produit apprécié par un ami ou recommandé dans une vidéo ne conviendra donc pas nécessairement à tout le monde. Pour une peau sujette aux boutons, les formules portant la mention « non comédogène » peuvent être privilégiées. Cela signifie qu’elles sont conçues pour limiter l’obstruction des pores, sans garantir pour autant l’absence totale d’imperfections. Un maquillage très couvrant ne soigne pas l’acné et peut parfois accentuer visuellement le relief de la peau.
Les peaux sèches apprécieront généralement des textures plus souples et hydratantes. À l’inverse, une poudre appliquée en petite quantité peut aider à réduire les brillances sur une peau grasse. Il n’est cependant pas nécessaire de matifier entièrement le visage. Une peau normale peut naturellement refléter la lumière au cours de la journée. En cas d’acné importante, d’eczéma ou d’irritations régulières, les conseils d’un pharmacien, d’un médecin ou d’un dermatologue seront plus pertinents que ceux d’un influenceur. Le maquillage peut accompagner une routine de soin, mais il ne remplace pas une prise en charge adaptée.
Faire de l’hygiène une habitude
Le maquillage doit toujours être appliqué avec des mains propres, sur une peau nettoyée sans excès. Il est inutile de décaper le visage avant de se maquiller. Un nettoyage trop agressif peut fragiliser la barrière cutanée et provoquer des tiraillements ou des rougeurs. Les pinceaux et les éponges entrent directement en contact avec la peau. Ils recueillent du maquillage, du sébum et des poussières. Leur lavage doit donc devenir une habitude régulière. De l’eau tiède et un savon doux peuvent suffire. Après le rinçage, les accessoires doivent sécher complètement à l’air libre avant de retrouver leur trousse. Une éponge humide ne devrait pas rester enfermée dans une boîte ou une pochette. Ce milieu fermé favorise le développement de micro-organismes. Si elle présente une odeur inhabituelle, des taches ou une texture dégradée, il est préférable de la remplacer.
Tester chaque nouveau produit
Les mentions « naturel », « doux » ou « hypoallergénique » ne garantissent pas qu’un produit sera toléré par toutes les peaux. Les parfums, les conservateurs ou certains pigments peuvent provoquer une irritation ou une réaction allergique chez les personnes sensibles.
Avant d’appliquer un nouveau cosmétique sur l’ensemble du visage, il est prudent d’en déposer une petite quantité sur une zone discrète. Il faut ensuite observer la peau et ne pas multiplier les nouveautés au même moment. Introduire les produits un par un permet d’identifier plus facilement celui qui pose problème. Si une rougeur, une sensation de brûlure, des démangeaisons ou un gonflement apparaissent, le produit doit être retiré et son utilisation interrompue.
Se démaquiller sans agresser la peau
Le démaquillage fait partie intégrante de la routine. Dormir régulièrement avec du maquillage peut favoriser l’accumulation de résidus, l’obstruction des pores et l’apparition d’imperfections. Les produits appliqués autour des yeux peuvent aussi devenir inconfortables pendant la nuit. Le démaquillant doit être choisi selon la peau, mais aussi selon les produits utilisés. Une eau micellaire rincée, un lait ou une huile démaquillante peuvent convenir. Un maquillage résistant à l’eau demandera généralement une formule capable de le dissoudre sans frottements répétés.
Pour retirer le mascara, il suffit de poser quelques secondes un coton ou un support lavable imbibé sur la paupière fermée. Le produit peut ensuite être essuyé délicatement, sans tirer sur les cils. Le visage peut être nettoyé avec un soin doux, puis séché en le tamponnant avec une serviette propre. L’objectif n’est pas d’obtenir une peau qui « crisse ». Cette sensation peut au contraire signaler un nettoyage trop décapant. Une crème hydratante simple, adaptée au type de peau, permet de terminer la routine.
Apprendre à se maquiller demande aussi quelques essais. Un trait d’eye-liner peut être irrégulier, une couleur peut sembler différente une fois appliquée et un produit populaire peut finalement ne pas convenir. Ces expériences font partie de l’apprentissage.

Maman de 3 enfants, j’aime cuisiner mais également prendre soin de moi. J’écris sur des sujets variés sur ce blog : bien-être, beauté, cuisine, voyages et partage aussi mes découvertes de femme, de mère et de soeur !






